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CONCLUSION

 

Le personnage de Laura reste, finalement, mystérieux tout au long du film.

Cela vient, d'une part, du fait qu'on a, d'abord, un portrait raconté de Laura (par Waldo, donc un récit subjectif), et qu'ensuite, une "seconde" Laura arrive au milieu du film, et qu'elle n'est pas exactement identique à la première. De plus, elle se voit tour à tour, influencée par Waldo, par MacPherson et dans une moindre mesure par Shelby.

On retiendra alors comme représentation de sa personnalité insaisissable, son portrait, duquel MacPherson tombe amoureux, sous lequel les différents rivaux s'expliquent, et bien sûr, sous lequel meurt Waldo.

 

Dans le film noir, plusieurs longs métrages traitent de l'obsession découlant d'un portrait de femme. "LA FEMME AU PORTRAIT" de Fritz Lang, débute lui aussi par la découverte d'un portrait qui subjugue le personnage principal masculin, interprété par Edward G. Robinson, et la soudaine confrontation avec celle qui a servi de modèle, interprétée par Joan Bennett. Si la trame de l'histoire et le thème principal n'ont rien à voir avec "LAURA", on peut tout de même relever quelques ressemblances frappantes : la part du rêve qu'accordent les deux films est clairement énoncé dans "La femme au portrait", et reste en filigrane dans "Laura" et, un détail, lorsque le personnage passe du rêve à la réalité, un plan similaire se retrouve dans les deux films :

* MacPherson s'endort après avoir bu, un travelling avant le recadre en gros plan puis reprend sa place initiale quand Laura arrive et va le réveiller.

* Richard Wanley (Robinson) s'empoisonne se sentant acculé, un travelling avant le recadre en gros plan, une main le secoue, il se réveille, la caméra reprend sa place initiale.

 

 

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® Agnès Servenière